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Calaisis

  • Le diagnostic environnemental

    Les enjeux environnementaux

    L’analyse permet d’identifier cinq grands types d’enjeux environnementaux pour le territoire :
    • la reconquête de la qualité des eaux superficielles et la préservation des champs captants  ;
    • la préservation et la mise en valeur des espaces remarquables du territoire, particulièrement le littoral, qui concentre des enjeux forts en terme de milieux et de biodiversité  ;
    • la maîtrise de l’étalement urbain et de la péri­urbanisation, notamment autour de l’agglomération de Calais (tout en enrayant les pertes de population de certains secteurs du territoire), au regard des conséquences potentielles de ces phénomènes sur les milieux naturels, les paysages et les espaces agricoles  ;
    • la connaissance, la prévention et la gestion des risques naturels, notamment du risque inondation (ou submersion marine)  ;
    • l’amélioration de la connaissance des pressions qui s’exercent sur le milieu marin.

    Les points clés

    Atouts

    • Une bonne productivité des nappes d’eau souterraines, notamment à l’ouest du territoire.
    • La ressource patrimoniale du bassin de la Hem.
    • L’amélioration de la qualité des eaux conchylicoles et des eaux de baignade.
    • Un territoire à dominante rurale, encore peu urbanisé.
    • Une grande variété d’espaces naturels et de sites remarquables, abritant une biodiversité riche.
    • Des régions agricoles diverses, qui contribuent à la qualité des paysages.
    • Un bon équipement du territoire pour la valorisation matière des déchets ménagers (valorisation en forte hausse depuis 2002).

    Faiblesses

    • Un réseau hydrographique fortement artificialisé, soumis à des pollutions importantes, d’ou une mauvaise qualité des eaux, sauf pour la Hem.
    • La fragilité de l’espace littoral soumis à de nombreuses pressions (touristique, urbaine, économique), notamment à proximité ou sur des espaces emblématiques.
    • Une dégradation de la biodiversité dans les milieux humides (watergangs).
    • L’existence de pointes de pollutions atmosphériques liées au trafic des ferries et aux rejets industriels.
    • Un déficit de coordination des acteurs du développement local.

    Opportunités

    • La valorisation de l’espace littoral.
    • La présence du parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale.
    • La mobilisation d’une pluralité d’acteurs (SMCO, SYMPAC, CAC, etc.) et plusieurs démarches de gestion intégrée des zones côtières (GIZC, etc.).
    • La présence du syndicat mixte de la Côte d’Opale (SMCO) pour la gestion des milieux côtiers.
    • La mise en oeuvre du SAGE du delta de l’Aa.
    • La mise en oeuvre des mesures conservatoires déjà définies dans la charte du PNR, les études portant sur les sites naturels patrimoniaux et notamment l’opération «  grand site  » (maîtrise foncière pour la protection des milieux, protection du bocage, reconquête de la qualité de l’eau, etc.).
    • L’électrification de la voie ferrée Calais - Dunkerque qui soulagerait la congestion actuelle.
    • L’étude sur les risques de submersion marine en lien avec le changement climatique piloté par la DIREN.
    • L’opportunité d’accompagner les projets d’extension du port Est pour une prise en compte optimale des enjeux environnementaux [voir aussi pressions potentielles].

    Pressions ou menaces

    La poursuite du développement de la périurbanisation autour de Calais avec de nouveaux secteurs gagnés (Bonningues, Peuplingues, Sangatte, Saint-Folquin, etc.).
    • Des tensions possibles autour de la ressource en eau desservant d’autres territoires.
    • Un risque de non-atteinte du «  bon état écologique  » des masses d’eau côtières.
    • Une logique économique, liée à une croissance très importante du fret routier sur Calais, qui se traduit par une volonté de créer des zones d’activités et de développer les infrastructures de transport.
    • Le renforcement de l’agriculture industrielle et la poursuite de la déprise de l’agriculture traditionnelle (vallée de la Hem, cap Blanc-Nez, marais de Balinghem).
    • L’érosion du trait de côte et le risque de submersion marine (modifications du niveau de l’eau de la mer).
    • Un risque d’inondation important au niveau du bassin versant de la rivière Neuve et aux alentours de Sangatte menace aujourd’hui l’urbanisation et l’agriculture (région de polder).
    • La fréquentation maritime marchande du corridor du détroit du Pas de Calais entraînant des risques d’accident maritime.
    • Un risque de non ou mauvaise intégration des enjeux environnementaux dans les projets d’extension du port Est.

    Les leviers d’actions

    La stratégie de « réponse » aux enjeux environnementaux du territoire précédemment identifiés repose sur une consolidation et/ou un accompagnement des initiatives en cours [voir plus loin « L’avancement des démarches territoriales »] ou sur la mise en œuvre d’autres pistes d’action.

    La consolidation du pays du Calaisis et l’appui à la création d’une agence d’urbanisme peuvent contribuer à la mise en place d’une nouvelle ingénierie sur le territoire. Dans le cadre de la révision du schéma directeur, l’inscription dans le schéma de cohérence territoriale (SCOT) d’un volet « mer », ainsi que la définition d’une nouvelle stratégie de développement des communes littorales et d’une politique environnementale adaptée constituent des éléments de réponse aux enjeux environnementaux précédemment définis, notamment ceux liés au développement de la périurbanisation et de l’aménagement des zones d’activités économiques. Par ailleurs, cette mise en révision peut constituer un levier pour une meilleure intégration de l’environnement dans les projets du territoire.

    La réalisation en cours du profil environnemental prévu dans le cadre du contrat d’agglomération du Calaisis, en collaboration avec le pays, peut favoriser la connaissance du patrimoine naturel du territoire, préalable indispensable pour répondre à l’enjeu de préservation et de gestion de ces milieux.

    La mise en œuvre du SAGE du delta de l’Aa constitue la réponse stratégique principale aux enjeux de reconquête et de gestion des ressources en eau du territoire. Les principaux objectifs retenus pour ce schéma sont : lutter contre les inondations, gérer la ressource en eau souterraine, améliorer la qualité des plages et des eaux de surface et protéger les milieux naturels [1].

    En ce qui concerne les enjeux environnementaux liés aux risques, le secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (S3PI) de la Côte d’Opale joue un rôle important. Réunissant État, collectivités, entrepreneurs, instances syndicales, experts et associations, il a notamment pour mission d’informer le public sur les problèmes liés à l’environnement, de privilégier la concertation sur les actions destinées à réduire la pollution et les nuisances résultant de l’activité économique, d’orienter et contribuer aux études nécessaires à la connaissance et la réduction de la pollution et des risques industriels.

    Concernant la surveillance et la prévention de l’érosion du trait de côte, les démarches en cours de plan de prévention des risques (PPR) (côtes de basses meubles) ou les PPR existants (côtes à falaises) permettent une gestion de l’érosion du trait de côte. D’autre part, un schéma de conservation et de gestion du trait de côte a été réalisé par le syndicat mixte de la Côte d’Opale (SMCO). Il débouche sur l’identification des zones à risques et sur un ensemble de propositions relatives à la protection et à la gestion des milieux côtiers, constituant le plan littoral d’actions et de gestion de l’érosion (PLAGE). Le PLAGE a été validé en 2003 par le SMCO et est entré dans une phase opérationnelle. La gestion du risque de submersion marine et d’érosion côtière de la Cote d’Opale fait également partie des grands projets du contrat de projets État-Région (CPER) 2007-2013 (grand projet n° 2).

    Pour la zone littorale, une approche de type GIZC (gestion intégrée des zones côtières) permettrait d’aborder de façon globale les enjeux.

    La communauté de communes de la région d’Audruicq, ainsi que le pays du Calaisis se sont engagés à leur échelle dans l’élaboration de schémas territoriaux éoliens.

    La mise en révision du plan de déplacements urbains (PDU) du Calaisis en 2008 peut également permettre une optimisation des déplacements sur le territoire afin de limiter leurs incidences sur l’environnement et de mieux accompagner l’urbanisation. Le volet « infrastructures de transports » rattaché au CPER participe à cet objectif. Il prévoit en effet une électrification et un doublement de la ligne entre Calais et Dunkerque à l’horizon 2020.

  • L’état de l’environnement

    Les éléments de contexte

    Les dynamiques urbaines et démographiques

    Le Calaisis se caractérise par la prépondérance de l’aire urbaine de Calais qui s’étend sur une grande partie du territoire. Le nord-est englobe la limite de l’aire urbaine de Dunkerque.

    Avec 232 habitants au km2, la densité démographique du Calaisis est nettement inférieure aux densités moyennes régionales (322 hab./km2) et de la Côte d’Opale (275 hab./km2).

    Calais est la commune du territoire présentant la densité de population la plus élevée avec 2 308 hab./km2. La ville tend cependant à perdre des habitants au profit des communes de Marck, Sangatte, Coquelles et Coulogne qui constituent la première couronne périurbaine. En effet, après l’ouverture du tunnel sous la Manche, un déplacement d’est en ouest des secteurs les plus attractifs pour la construction neuve a été observé. Cette évolution a bénéficié en premier lieu à Sangatte et Coquelles, mais aussi à Frethun et Bonningues-lès-Calais (deux communes qui souhaitent créer les conditions d’un doublement de leur population) et, dans une moindre mesure, à Peuplingues. Depuis quelques années, une reprise des constructions à Marck est également observée.

    D’une manière générale, les densités les plus importantes se trouvent sur le littoral, en périphérie de Calais, dans les communes d’Audruicq, Ardres et Guînes qui constitue un noyau important de périurbanisation. Le nombre de logements a augmenté de 40 % depuis 1975. Seule la commune de Guînes perd encore de la population.

    La frange est du territoire (constituée par Oye-Plage et les communes environnantes) a également connu une croissance démographique importante depuis 1975, accompagnant notamment le développement du port de Dunkerque, la sidérurgie et l’installation de la centrale nucléaire de Gravelines. Le parc de logements du territoire s’est accru de 60 % depuis 1975, avec un ralentissement néanmoins à partir de 1982.

    Le secteur sud de Hardinghem, Licques et Tournehem, reste un territoire plus rural et l’arrière-pays présente les densités les moins élevées du territoire. Le développement logistique est marqué à l’est de Calais. Il est lié à une croissance importante du transport routier de marchandises sur l’agglomération (+ 7.5 % par an). Cette croissance est essentiellement due à l’augmentation du trafic via Eurotunnel et à la volonté de développer le fret. Des problèmes de circulation de poids-lourds sont cependant constatés. Plusieurs projets sont en cours pour pallier l’insuffisance de leurs aires de stationnement. Par ailleurs, Calais cherche à accompagner le développement du port de Douvres afin de rester un partenaire privilégié du trafic transmanche et de l’économie anglaise.

    L’agriculture et la pêche

    On distingue sur le territoire trois grandes régions agricoles : les wateringues, les collines guînoises et le Boulonnais.

    Les wateringues et les collines guînoises

    Les sols des collines guînoises sont composés de limons fins et caillouteux, et exposés au phénomène de battance. Les wateringues sont quant à eux composés de sols sableux et de dépôts marins anciens. Ils sont situés dans une zone de polders ou se pose de manière constante la question de l’évacuation de l’eau. Plus d’un tiers de la surface agricole de ces deux zones est drainé, mais les sols hydromorphes représentent la moitié des superficies.

    Les cultures de céréales, industrielles (betterave, lin, chicorée) et de légumes de conserverie représentent la part dominante de la production agricole du territoire. L’élevage bovin (lait et viande) est quant à lui surtout implanté dans les collines guînoises et dans le sud du Calaisis.

    Le secteur de Licques (région du Boulonnais)

    Le secteur de Licques est un secteur bocager faisant partie de la région agricole du Boulonnais. Il est notamment réputé pour sa production de volailles (dindes et poulets fermiers « label rouge »).

    Le Calaisis, comme la Manche dans sa globalité, est une zone de pêche maritime importante. Le nord de Calais accueille également des activités mytilicoles.

    Les caractéristiques environnementales

    Les paysages [2]

    Le Calaisis est une région « frontière » entre la Flandre et les contreforts de l’Artois, qui présente une alternance de paysages ouverts et fermés caractéristiques.

    La Flandre est un territoire plat, sableux, humide, intensément cultivé, sillonné de canaux, tandis que l’Artois est un territoire vallonné, calcaire, sec, ponctué de bois et de prairies. La transition entre ces deux espaces prend tantôt l’aspect d’une vive rupture (Ruminghem), tantôt celle d’un glacis développé sur des kilomètres (territoire de Guînes), tantôt celle d’un palier proche d’un plateau (Brédenarde et pays de Sangatte).

    Plus précisément, on y distingue trois grands types de paysages :

    • les paysages des dunes de la mer du Nord sont constitués d’un cordon dunaire, percé à Calais par d’importantes plages ;
    • la plaine maritime, offre un paysage de polders composé de la plaine et des marais. La plaine ou Blootland constitue « l’espace naturel » de développement de deux des plus importantes agglomérations régionales, Dunkerque et Calais. Les marais calaisiens s’étendent d’Ardres à Fort-Nieulay et accompagnent, sur près de quinze kilomètres, le pied des collines d’Artois ;
    • les coteaux calaisiens et le pays de Licques présentent des paysages en balcon sur la plaine maritime, le Boulonnais et le Haut-Artois. Les coteaux calaisiens sont parmi les paysages les plus boisés de la région. Les grands bois (forêts de Guînes, Tournehem et d’Éperlecques) se trouvent la plupart du temps sur les sols peu fertiles du rebord du plateau d’Artois ou en belvédère au-dessus de la plaine maritime. Le pays de Licques se caractérise quant à lui par des paysages plus fermés. Les pelouses de la cuesta du pays de Licques et leurs habitats associés se rapprochent des milieux que l’on trouve dans le Boulonnais.

    Par ailleurs, dans ce système, la vallée de la Hem, en boutonnière, se détache nettement du reste du territoire.

    Les espaces naturels et la diversité biologique

    On distingue dans le Calaisis plusieurs ensembles naturels : le littoral, la plaine maritime avec sa trame de watergangs, les marais tourbeux de Guînes et d’Ardres, la chaîne boisée de Ruminghem à Fiennes et la vallée de la Hem.

    Le littoral

    Le littoral du Calaisis s’inscrit dans le complexe dunaire flamand. Il rassemble plusieurs milieux remarquables. l’est de Calais s’étend la réserve naturelle nationale du Platier d’Oye. Ce polder naturel est caractérisé par des prairies humides fréquentées par deux cents espèces d’oiseaux, dont le vanneau huppé, et des vasières colonisées par des plantes halophiles.

    Le versant littoral du bourrelet dunaire est plus dégradé que le versant interne.

    Le Fort-Vert est partagé entre les communes de Marck et de Calais. Il est composé d’une majorité de dunes et, dans une moindre mesure, de prés salés. Ce site, partiellement couvert par un arrêté de protection du biotope, est menacé par l’extension de la zone industrielle de Calais. De plus, le piétinement altère localement les dunes (constats de 1996).

    Des populations de phoques sont présentes au niveau du phare de Walde.

    l’ouest de Calais, le massif dunaire isolé de Fort-Mahon s’étend entre Blériot-Plage et l’est de l’agglomération de Sangatte. Ce mince cordon marque la limite septentrionale d’une zone humide de faible altitude. Ce site, d’une grande valeur paysagère, subit les pressions engendrées par des installations touristiques et de loisirs situées sur ses marges.

    Le site du cap Blanc-Nez marque la fin du complexe dunaire flamand. Il s’inscrit dans les massifs rocheux du Boulonnais, constitués de falaises crétacées et jurassiques. Ce site fait l’objet d’une vaste opération de renaturation et de protection dans le cadre de l’opération « grand site ». Le Blanc Nez compose un ensemble géomorphologique et géologique remarquable. Il est le support d’une végétation calcicole riche, menacée par le piétinement et délaissée par les éleveurs. Cette portion du littoral comprise dans l’opération « grand site », s’étend sur les communes de Sangatte, Escalles et Wissant (commune hors du pays du Calaisis), et s’élargit au Mont d’Hubert, aux Noires Mottes, au Fond de la Forge ainsi qu’au Mont de Couples.

    D’une manière générale, la continuité et la qualité de ces sites est parfois compromise par une tendance ancienne à la colonisation de ces milieux par de l’habitat de loisir.

    Les milieux humides des watergangs

    Comme dans le Dunkerquois, le maillage très dense des cours d’eau, d’Oye-Plage à Audruicq, favorise l’apparition de milieux humides. La végétation comprend notamment des lentilles d’eau, des herbiers (importants pour les poissons car jouant le rôle d’abris et de frayères) ou encore des roselières et des cariçaies. Cependant, la disparition de fossés, la pollution des eaux et l’eutrophisation du milieu, ainsi que des aménagements et des méthodes de gestion parfois peu adaptés provoquent une dégradation de la biodiversité.

    Le marais de Guînes

    Le marais constitue un ensemble tourbeux alcalin de plus de trois cents hectares. On y trouve une succession de formations végétales diversifiées (prairies, roselières, mégaphorbiaies, fourrés, etc.). Le marais a été partiellement drainé et exploité par l’homme. L’extraction de la tourbe a laissé des fosses qui servent aujourd’hui d’étangs de chasse. Le marais de Guînes est partiellement habité (près de 1 000 habitants), ce qui pose des difficultés en terme de gestion du risque inondation.

    La chaîne boisée de Ruminghem à Fiennes

    Des coteaux calcaires, disposés en forme d’arc, sont couverts par des forêts et des bois. La lisière a imprimé un aspect particulier aux campagnes qui la bordent, prolongeant ainsi le caractère bocager et boisé pratiquement jusqu’à l’actuelle ligne TGV.

    La vallée de la Hem

    Ouverte entre le Calaisis et l’Artois, la vallée de la Hem constitue un corridor biologique important. La diversité des milieux naturels (rivières, massifs boisés, pelouses calcicoles des coteaux, bocage) et le caractère pittoresque des paysages ruraux traditionnels mettent en exergue l’importance des enjeux liés au maintien du caractère peu urbanisé de ce territoire (équilibre entre l’agriculture et la nature), de la préservation de la diversité floristique et de la qualité de l’eau par la gestion du boisement.

    L’eau

    Les eaux souterraines

    Le pays de Calais est traversé par une ligne de séparation entre deux aquifères : au nord-est, la nappe captive sous l’argile des Flandres, au sud-ouest la nappe libre de la craie. Cette limite constitue une zone de bonne productivité avec les champs captants d’Andres, Guînes, Hames-Boucres et Saint-Tricat.

    Concernant la ressource en eau disponible, le Calaisis est donc globalement autonome. Une étude de modélisation est en cours pour connaître la disponibilité restante de la ressource en eau afin de satisfaire les besoins locaux, voire dunkerquois. Le bassin de la Hem constitue une ressource patrimoniale.

    Les eaux superficielles

    Le Calaisis se caractérise par un réseau hydrographique fortement artificialisé, avec un système hydraulique très complexe. Seule la Hem garde un caractère naturel.

    Les wateringues

    Dans le Nord et le Pas-de-Calais, la région des wateringues couvre une superficie de près de 850 km2 et regroupe 88 communes.

    La plaine maritime a pour caractéristique d’être située à un niveau inférieur à celui de la mer, dont elle est séparée par des cordons dunaires ou des digues. Les problèmes d’écoulement gravitaire des eaux de surface posés par cette configuration ont été résolus par la mise en place des wateringues. Ce système particulier de gestion des eaux, composé de drains, fossés et canaux communiquant entre eux (pompes, vannes, écluses, etc.), permet de réguler le niveau des eaux de surface en évacuant en cas de besoin les excédents à la mer.

    Ce système peut être découpé en trois secteurs principaux :

    • le secteur du Calaisis, regroupant le canal des Pierrettes, le canal de Calais et le canal de Marck ;
    • l’Aa canalisée et le canal à grand gabarit, dont les exutoires sont le port de Gravelines, la station de la rivière d’Oye et la station de l’écluse de Mardyck ;
    • les canaux du Dunkerquois et du secteur de Bergues.

    La gestion de ce réseau est assurée par quatre « sections de wateringues » et deux associations syndicales d’assèchement spécifiques pour les Moëres et les Petites Moëres. Ces associations sont constituées de propriétaires fonciers, ainsi que de leurs riverains (collectivités locales, industriels, etc.), soumis à une taxe d’assèchement à l’hectare. Un arrêté préfectoral d’avril 2001 réglemente l’occupation et la gestion des domaines des quatre sections.

    Une Institution interdépartementale des wateringues, initiée par les conseils généraux, est chargée de la réalisation et de la gestion des grands ouvrages.

    Les principaux canaux

    La qualité de l’eau est globalement « mauvaise » (qualité 4). En effet, les canaux constituent le lieu de réception de l’ensemble des pollutions agricoles, domestiques et industrielles. La densité industrielle et urbaine de l’agglomération de Calais explique la mauvaise qualité des eaux observée à ce niveau, juste avant d’arriver en mer du Nord.

    • Le territoire est bordé à l’est par l’Aa canalisée, qui constitue la limite entre les départements du Pas-de-Calais et du Nord. Ce canal, qui se jette dans la mer du Nord à Oye-Plage et Gravelines, présente une eau de qualité « médiocre ».
    • La rivière d’Oye longe le littoral sur une longueur de 12 km. l’ouest, elle forme, à sa confluence avec le canal du Houlet, le canal de Marck ; à l’est, elle rejoint l’Aa à Gravelines. Cette rivière drainant une région de watergangs de grandes cultures, sa qualité biologique reste globalement « mauvaise ».
    • Le canal des Pierrettes ou canal de la Rivière Neuve est utilisé en amont de Calais pour le drainage ou l’irrigation des terres agricoles. La station d’épuration de Calais et diverses industries en font la source de pollution la plus importante arrivant au port de Calais.
    • Le canal de Marck rejoint la mer du Nord au terminal est de la ville de Calais. Son débit d’étiage est nul. Il est utilisé soit pour drainer les terres agricoles, soit pour les irriguer en période d’étiage. Ce canal est fortement sujet aux phénomènes d’eutrophisation. Les rejets domestiques font de ce canal la seconde source de pollution arrivant au port de Calais.
    • Le canal de Calais, long d’environ 30 km, permet de relier Saint-Omer à Calais. Il reçoit les eaux de la Hem, du canal d’Audruicq, du canal d’Ardres et du canal de Guînes, qui draine le marais. Il est globalement de « mauvaise » qualité, à l’exception de sa partie située entre l’Aa et la confluence avec la Hem.
    La rivière Hem

    La Hem prend sa source sur la commune de Surques et s’étire sur 25 km. Elle est canalisée en aval de Recques-sur-Hem. Traversant un territoire peu urbanisé et sans activité industrielle majeure, la Hem oscille entre une qualité de l’eau « bonne à moyenne » (qualité 1 et 2) depuis 1980, et présente les meilleures qualités physico-chimique et biologique du bassin du delta de l’Aa. Ainsi, sa qualité biologique [3], mesurée en 2005 et 2006 à Recques-sur-Hem, est classée « de bonne à très bonne ». La Hem fait l’objet d’un contrat de rivière, en cours d’élaboration.

    Les eaux littorales

    Les milieux littoraux constituent une grande richesse écologique pour le bassin, notamment sur les secteurs « naturels » (hors port) de la côte.

    Un équilibre fragile

    L’équilibre de la flore phytoplanctonique reste néanmoins problématique sur tout le territoire, en lien avec les apports en nutriments. L’eutrophisation s’impose en effet comme une problématique environnementale majeure dans tout le bassin, se traduisant par des proliférations algales, notamment au printemps. Cependant, si ces proliférations dues à l’algue Phaeocystis ont un impact visuel certain, elles ne manifestent en revanche aucune toxicité directe.

    En matière de micropolluants organiques, la surveillance révèle des contaminations en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), polychlorobiphényls (PCB) et lindane, dont l’impact sur les écosystèmes reste à évaluer.

    La qualité du milieu marin

    La qualité des eaux de baignades, qualifiée de « catastrophique » en 1988, s’est fortement améliorée pour répondre aujourd’hui aux normes. Cependant depuis 1997, la part des plages classées en « très bonne qualité » varie de manière importante selon les années.

    La qualité écologique et chimique du milieu marin est décrite dans l’état des lieux de la directive cadre sur l’Eau (DCE). Il existe différents réseaux de surveillance ; leur optimisation est en cours dans le cadre du schéma directeur des données sur l’eau (SDDE)

    La fragilité et l’hypersensibilité des milieux marins à la pollution mettent en avant l’enjeu de la connaissance du milieu marin et des pressions qu’il subit (qualité chimique, faune, flore, impact des pressions, notamment apports des fleuves côtiers et des rejets directs en mer).

    Les risques naturels et technologiques

    Les risques naturels

    Le Calaisis est soumis à deux grands types de risques naturels : l’érosion côtière et les inondations.

    L’érosion côtière

    Dans le Calaisis, situé entre Boulogne et Gravelines, le transit sédimentaire est très important et relativement continu. Les ouvrages portuaires de Calais l’interrompent, mais de façon temporaire et localisée.

    La falaise, au niveau du cap Blanc-Nez, présente un taux de recul supérieur à 0,5 mètres par an. Le littoral sableux calaisien est également affecté d’un recul du trait de côte de même ampleur au niveau d’Oye-Plage.

    Sur les côtes à falaises, un plan de prévention des risques concerne dix communes littorales du Calaisis et du Boulonnais, de Sangatte à Équihen-Plage. Il a été approuvé en octobre 2007 malgré certaines difficultés d’application rencontrées sur des secteurs situés à l’arrière d’ouvrages de défense côtière.

    L’érosion du trait de côte concerne également les côtes basses meubles. Elle l’objet, sur le territoire du Calaisis, d’un plan de prévention des risques (PPR) érosion, déplacement dunaire et submersion marine, regroupant neuf communes depuis le cap Gris-Nez jusqu’à la limite du département du Nord. Ce PPR sur côtes basses est parvenu à la définition des différents zonages réglementaires.

    Par ailleurs, un programme d’étude des risques de submersion marine et d’érosion côtière en lien avec le changement climatique a été lancé en 2005. Piloté par la DIREN Nord - Pas-de-Calais, ce travail s’appuie sur les contributions du Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) Nord - Picardie, du Centre d’études techniques maritimes et fluviales (CETMEF) et des directions départementales de l’Équipement (DDE).

    Les inondations

    Le schéma directeur de Calais identifie un risque d’inondation important au niveau du bassin versant de la rivière Neuve dont le fonctionnement hydraulique lié au cycle des marées menace aujourd’hui l’urbanisation et l’agriculture. La menace sur l’urbanisation identifiée concerne en grande partie le secteur habité du marais de Guines.

    Le projet de plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la vallée de la Hem a été actualisé suite à la crue majeure d’août 2006.

    Les risques technologiques

    On recense sur le territoire du Calaisis trois établissements classés « Seveso seuil haut » (Calaire Chimie, Interor et Synthexim). Localisés à Calais, leur activité concerne la chimie fine. Des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) sont projetés pour ces sites.

    Pour les établissements faisant l’objet d’un suivi particulier, on recense trois dépôts d’engrais [4] (répertoriés comme sensibles par rapport aux tiers) et deux établissements comprenant des silos [5] soumis à autorisation.

    Les pollutions marines accidentelles

    La forte fréquentation maritime du détroit du Pas de Calais constitue un important risque d’accident maritime.

    Le plan « Polmar Mer » de la Manche et de la mer du Nord organise la lutte en mer contre une pollution de grande ampleur. Le plan « Polmar Terre » du Pas-de-Calais, destiné à préparer la lutte contre les pollutions marines accidentelles, a été arrêté le 12 janvier 2004.

    La DIREN Nord - Pas-de-Calais a été chargée de deux des annexes techniques : le plan de sauvetage de la faune touchée (réalisé en 2003) et l’inventaire des zones sensibles du littoral aux pollutions marines accidentelles Cet inventaire a donné lieu à la production d’un atlas en 2006. Ce document a pour objet de définir les zones les plus sensibles du littoral en cas de pollution accidentelle, en particulier les pollutions par hydrocarbures. Cet atlas est assorti de préconisations environnementales en matière de lutte contre les pollutions, de façon à aider les services en charge de l’élaboration du plan de nettoyage à limiter les impacts des opérations de nettoyage sur les milieux naturels.

    Le sol et le sous-sol

    On recense sur le territoire 406 sites de type BASIAS [6], ainsi que 20 sites de type BASOL [7].

    L’air et le bruit

    Le territoire du Calaisis comporte peu d’entreprises grosses consommatrices d’énergie et donc fortes émettrices de gaz carbonique.

    Des pointes de dioxyde de soufre et de monoxyde d’azote ont été constatées par ATMO sous les vents de la zone portuaire (ferries).

    L’agglomération calaisienne est particulièrement touchée à l’ouest par la pollution photochimique, tandis que l’est est plus concerné par des épisodes de pollution au dioxyde de soufre (d’origine industrielle ou liés à des phénomènes d’accumulation de polluant en mer).

    Le secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (S3PI) Côte d’Opale - Flandre a lancé plusieurs études sur les rejets de polluants atmosphériques [8] : l’une porte sur la dispersion atmosphérique des rejets de SO2 (dioxyde de soufre), NOX (oxyde d’azote) et HC (hydrocarbures), liées aux ferries dans le port de Calais (rapport achevé en février 2006), l’autre sur la dispersion des rejets industriels du Calaisis (avril 2006). Les résultats montrent que les concentrations maximales calculées en moyenne annuelle, sur l’ensemble du domaine d’étude, sont nettement inférieures aux valeurs réglementaires françaises ainsi qu’aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.

    Concernant le bruit lié aux transports terrestres, 59 % du réseau ferré est classé, un chiffre qui se situe au dessus de la moyenne départementale.

    L’énergie

    Des opérations de maîtrise de l’énergie ont été ou sont menées sur le territoire, notamment :
    • la rénovation d’un réseau de chaleur « bois-énergie - cogénération » au quartier du Beau-Marais à Calais (assurant près de 70 % des besoins de chaleur du réseau) ;
    • une action de maîtrise de l’énergie dans le cadre d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) réalisée sur le territoire de la communauté de communes des Trois Pays (expérimentation sur trois nouveaux hôtels d’une production d’eau chaude d’origine solaire) ;
    • la mise en œuvre par le PNR des Caps et Marais d’Opale d’un contrat Atenee (actions territoriales pour l’environnement et l’efficacité energétique) 2003-2006, dans le cadre duquel le parc a initié une politique énergétique à l’échelle de son territoire. Le pays du Calaisis s’est engagé mi-2007 dans l’élaboration d’un schéma territorial éolien. De même, la communauté de communes de la région d’Audruicq a élaboré à son échelle un schéma du même type.

    Sur les 117 entreprises assujetties au plan national d’affectation des quotas (PNAQ), trois se situent sur le territoire du Calaisis : une chaufferie d’un réseau de chaleur, une industrie textile (Bellier) et une industrie chimique (Tioxide).

    Les déchets

    Le taux de valorisation matière des déchets municipaux atteint 35 % en moyenne sur le territoire, soit une performance légèrement supérieure à la moyenne régionale de 32 % [9].

    Les équipements de gestion des déchets ont été redéployés dans un dispositif comprenant un réseau de déchèteries, un centre de tri de déchets recyclables et une unité de méthanisation des biodéchets. Deux sites de valorisation organique privés traitant conjointement des déchets verts, biodéchets et déchets de lin sont également situés sur le territoire. Ils produisent un amendement organique présentant un intérêt tout particulier dans un secteur ou les sols sont déficitaires en matière organique, et illustrent une approche locale de la gestion des flux organiques existants sur la partie rurale du territoire.

    La gouvernance et l’écocitoyenneté

    Le parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale a mis en place des écoles écocitoyennes en partenariat avec l’Éducation nationale (expérimentations). De plus, depuis le 1er janvier 2007, un « espace Info Énergie » (EIE) couvre les zones situées sur son territoire (secteurs en zone rurale). Enfin, sept opérations HQE (haute qualité environnementale) ont été menées sur le territoire, dont l’une des premières réalisations dans la région, qui fait toujours référence : le lycée Léonard-de-Vinci à Calais.
  • L’avancement des démarches territoriales fin 2007

    Principales intercommunalités

    On distingue cinq principales intercommunalités :
    • la communauté d’agglomération du Calaisis ;
    • la communautés de communes de la région d’Ardres et de la vallée de la Hem ;
    • la communautés de communes d’Audruicq ;
    • la communautés de communes des Trois Pays ;
    • la communautés de communes du Sud-Ouest du Calaisis.

    Le territoire est compris dans le périmètre du syndicat mixte de la Côte d’Opale (SMCO) et fait partie de l’aire métropolitaine Côte d’Opale - Flandre occidentale belge [10].

    Démarches de « pays »

    Les cinq établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) mentionnés ci-dessus ont formé le pays du Calaisis. Il regroupe 63 communes, soit plus de 156 000 habitants

    Schéma de cohérence territoriale (SCOT)

    Le schéma directeur adopté en février 1998, dont le périmètre est celui du pays, est toujours applicable. Le syndicat d’étude du schéma (SECAL) a évolué en un syndicat mixte du Pays du Calaisis (SYMPAC), chargé de porter la démarche de pays. La mise en révision du schéma directeur a fait l’objet d’une délibération en date du 10 avril 2006. Elle a notamment pour objectifs de mettre en conformité le schéma avec la loi littoral, de mettre en œuvre une stratégie de développement des communes littorales et de définir une politique environnementale appropriée.

    Parc naturel régional (PNR)

    Le périmètre du PNR Caps et Marais d’Opale inclut la communauté de communes des Trois Pays et celle de la région d’Ardres et de la vallée de la Hem, ainsi qu’une frange des trois autres EPCI du territoire. La charte du PNR porte sur la période 2000-2010 et a fait l’objet d’un bilan intermédiaire à mi-parcours.

    La démarche de révision de la charte a été lancée en juin 2007 par le syndicat mixte d’aménagement et de gestion du parc et devrait entrer dans une phase opérationnelle à compter d’avril 2008.

    Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE)

    Le territoire est essentiellement situé dans le bassin du delta de l’Aa dont le SAGE, porté par le syndicat mixte de la Côte d’Opale, est en cours de finalisation et devrait être approuvé début 2008.

    Les six communes de Boursin, Caffiers, Escalles, Fiennes, Hardinghem et Hermelinghem sont comprises dans le périmètre du SAGE du Boulonnais, qui a été approuvé en 2004. Celui-ci est porté par le Symsageb, créé en 2002.

    Plan de déplacements urbains (PDU)

    Le PDU du Calaisis, approuvé en décembre 2003, devrait être mis en révision avant décembre 2008.

    Aucune enquête « transport - déplacement » n’a été réalisée, ni prévue à l’échelle du territoire.

[2- Voir l’Atlas des Paysages publié par la DIREN Nord - Pas-de-Calais.

[3- Exprimée par l’IBGN, indice biologique global normalisé, qui correspond à la qualité biologique d’un cours d’eau à partir des populations d’invertébrés aquatiques.

[4- SCA La Flandre à Guines, Fréthun et Oye-Plage

[5- Transit Stockage Manutention à Calais, Sucrerie du Littoral à Pont-d’Ardres et Leroux à Vieille-Église.

[6- Inventaire historique régional des sites industriels et activités de service, destiné à fournir les informations utiles à la planification urbanistique et à la protection de l’environnement. BASIAS ne renseigne pas sur l’état des sites qui y sont recensés

[7- Inventaire des sites pollués ou potentiellement pollués, appelant une action des pouvoirs publics et des exploitants à titre préventif ou curatif

[8- Synthèses disponibles sur le site Internet du S3PI.

[9 - Données OVaM 2004.

[10 - Appel à projets de la DATAR de juin 2004

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Élements annexes
Graphiques, cartes et tableaux
  • Le diagnostic environnemental
  • L’état de l’environnement
    Population
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    Espaces naturels
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    Assainissement
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    Risques
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    Occupation des sols
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    Qualité de l'air
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    Qualité des eaux
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    Infrastructures de transport
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